Qu’est-ce que le métier d’agriculteurrice ?

Le terme est courant, mais le métier recouvre une réalité technique et exigeante. L’agriculteurrice produit des matières premières agricoles en s’appuyant sur la connaissance du vivant, des sols et des cycles naturels. Son objectif : obtenir des récoltes de qualité, adaptées à leurs usages, notamment pour l’alimentation et la transformation, dont les liqueurs.

« Le cassis n’est pas qu’une activité agricole complémentaire de mon exploitation. C’est une production et un buisson qui riment avec une passion que ma transmise mon père. Elle est partagée par un groupe de producteurs engagés dans un projet commun qui travaillent et bichonnent leurs petites parcelles, pour préserver la qualité d’un superfruit si rustique en culture, et fragile à la récolte. Trois objectifs dictent en permanence mes choix ; préserver la plante et la récolte, préserver la qualité du produit, et respecter l’environnement de la parcelle… qui est d’abord mon outil de travail et que je suis le premier à avoir envie de préserver, pour moi, et j’espère pour mes enfants. Je suis fier de savoir que mes efforts contribuent à la préservation d’un des marqueurs de la gastronomie française, qu’elle soit dégustée seule ou pour booster un vin de loire, autre fierté de notre terroir. » – Marc Ludeau, producteur de cassis en Loire

Présent depuis des siècles, ce métier a évolué avec les techniques et les besoins des sociétés. Aujourd’hui, les agriculteurs et agricultrices travaillent dans des contextes variés selon les territoires, les cultures (plantes, fruits, céréales, etc.) et les conditions climatiques.

Le métier demande des compétences multiples : agronomie, gestion des sols, choix des variétés, suivi des cultures, récolte et parfois première transformation.

Il implique également l’utilisation d’outils techniques et de données pour optimiser les rendements tout en maîtrisant les impacts environnementaux.

Aujourd’hui, le métier intègre aussi des enjeux économiques et environnementaux : adaptation au changement climatique, préservation des ressources, évolution des pratiques. Dans ce cadre, les liens entre agriculteurs, agricultrices, transformateurs et transformatrices sont étroits.

Ils permettent d’adapter les cultures aux besoins spécifiques des recettes, de sécuriser les approvisionnements et de valoriser les savoir-faire locaux.

Dans le cas des liqueurs, les agriculteurs et agricultrices jouent un rôle clé en fournissant des ingrédients spécifiques (plantes, fruits, épices, racines) dont la qualité conditionne directement le produit final.

Enfin, le métier s’inscrit dans une logique de transmission. Transmission de techniques, d’expériences et de pratiques, mais aussi d’un rapport au vivant fondé sur l’observation, l’adaptation et le temps long.